Pour une rare fois, Simon et Jonathan sont d’accord : la mascarade religieuse entourant les funérailles de leur père n’est pas du tout à son image. Et s’ils osaient faire autrement ? Une idée anodine qui devient une aventure vertigineuse. Pris dans une sorte de huis clos sur un bateau-maison, naviguant sur la sinueuse étendue d’eau du réservoir Gouin, Simon et Jonathan n’ont d’autres choix que de confronter ce qu’ils sont devenus, de se reconnecter à eux-mêmes et de se révéler l’un à l’autre. Censé être à la base une commémoration, ce voyage de pêche se transforme en véritable leçon de vie.
Acteurs
Maxime Dumontier (Jonathan),
Jean-Simon Leduc (Simon),
Marco Collin (Steve)
Technique
Scénario
Isabelle Pruneau-Brunet, Kim St-Pierre
Direction artistique
Suzel D. Smith
Direction photo
Natan B. Foisy
Montage
Sophie Benoit-Sylvestre
Musique
Eloi Ragot
Conception sonore
Benoit Dame
Ingénieur du son
Jean-Sébastien Beaudoin-Gagnon
Mixage
Benoit Dame
Complément d'information
Entrevue avec Kim St-Pierre
Le film concerne deux frères qui viennent de perdre leur père et qui décident de disperser ses cendres dans le réservoir Gouin, situé en Mauricie. D’où t’est venue cette idée ?
Je connais le réservoir Gouin parce que le père de mes enfants y est allé avec son frère justement pour y répandre les cendres de leur père. Ils n’ont jamais dit ce qui s’était passé durant ce voyage. C’est là que j’ai appris l’existence des bateau-maisons. L’idée du film m’est venue à ce moment ; je l’ai mise dans un tiroir dans ma tête. Après la séparation avec mon conjoint, je me suis retrouvée seule avec mes deux garçons. J’ai vécu une période sombre, j’ai arrêté de travailler pendant neuf mois. J’étais convaincue que je ne referais plus jamais de cinéma. Je trouvais ça futile. Je n’avais plus d’inspiration, plus le goût de voir de films. À cette période, je me questionnais énormément sur la spiritualité, sur le cheminement personnel. J’étais en mode introspectif, je me concentrais sur le passé et le présent tout en continuant d’espérer un avenir meilleur. Quand j’ai commencé à partager mes réflexions, je me suis rendu compte qu’une génération entière, un peu déboussolée, avait les mêmes questionnements.
Le vide spirituel, on en prend conscience dans les moments où on perd nos repères, soit lors d’une séparation, d’une perte d’emploi ou d’un proche. La religion a été complètement rejetée en seulement trois générations au Québec. Je ne crois pas qu’elle a été remplacée par une autre forme de spiritualité. Rien ne nous est enseigné ; c’est à chacun de faire son cheminement de son côté. Je me suis dit que ça, c’était une quête de cinéma : l’éveil de la spiritualité chez des personnages de mon âge. Je n’avais jamais vu ça au cinéma. Je crois que c’est à la fois très québécois et que ça peut être compris par beaucoup de gens dans le monde.
Comment s’est déroulé le tournage ? Il y a ce bateau-maison, central dans le film, qui a sûrement complexifié le tournage.
Le tournage a été assez particulier, dans la mesure où toute l’équipe était logée au même endroit. On a vécu ensemble trois semaines et demie en huis clos. Jean-Simon et Maxime étaient dans le même chalet, donc pratiquement 24 heures sur 24 ensemble. Une belle dynamique s’est créée entre eux. Oui, le film est un huis clos caché dans un road movie ! C’est incroyable, cette idée de se déplacer sur l’eau sans bouger. La maison symbolise un ancrage, une stabilité. Ses fondations sont solides. Mais ce n’est pas le cas pour ce bateau-maison à la dérive.
Le plan de tournage changeait presque tous les jours. Bien sûr, on n’avait aucun contrôle sur la météo, sur la pluie, les vagues, le vent, le froid. Avec notre budget modeste, on ne pouvait se permettre que deux jours d’imprévus. Nos vêtements étaient constamment humides, ce qui travaille l’endurance. L’expérience a été très exigeante physiquement, moralement et émotionnellement. On était tous loin de ceux qu’on aime, on vivait constamment ensemble, sans intimité. Je dirais même qu’on était tout autant captifs que les personnages ! Pour pouvoir rentrer chez soi, il fallait terminer le film ! (Rires)
Compte tenu de ces éléments imprévisibles, la météo, les bris de moteur, l’eau trop froide, je suis surprise que le film se tienne autant. Nous avons réussi à surmonter tous les obstacles qui se sont présentés à nous, avec, au bout de l’expérience, tout le matériel que nous avions besoin pour terminer le film.
(Propos recueillis par Jason Béliveau, publiés dans le dossier de presse du film)
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